Scrimshaw sur coquille st jacques
Gravé à la main et coloré à l'encre de chine
L'étymologie du mot scrimshaw reste incertaine. D’origine néerlandaise selon certains, il est entré dans la langue anglaise au milieu du 19ème siècle. Dans leur « Dictionary of Slang » (1897), Barrière et Leland le définissent comme un américanisme signifiant : « tout objet produit par les mains pendant les heures de liberté ».ou l'expression argotique des capitaines " perdre son temps" peut-être parce que les capitaines des navires pensaient que c'était une folie de s'asseoir et gratter des images dans une dent de baleine et de le faire était une perte de temps
.Les équipages des grands baleiniers étaient composés de nombreuses nationalités: américaine, française, hollandaise, basque, portugaise... ce qui explique la grande diversité multiculturelle des scrimshaws. os et fanon de baleine, dent de cachalot, défense de morse, rostre de narval, bec d'albatros, galuchat,
C’est surtout à bord des baleiniers que se développa cet engouement pour le scrimshaw, sorte d’exutoire pour ces marins à la vie rude mais souvent en mal d’occupation.
Les thèmes représentés étaient presque toujours issus du travail quotidien et de la pêche. Ces histoires gravées ou sculptées sur les différents supports racontaient avec naïveté parfois et brio souvent la rencontre des harponneurs avec les mammifères marins.
Ce qui est sûr, c’est que chacun y gravait son cœur, ses peurs, ses croyances et superstitions, les saynètes et les conditions de travail et de vie déplorableà bord ce ces navires, inspirées par son quotidien… autant de témoignages de la vie de ces hommes. Ces divers objets faits et rapportés en guise de présents, la plupart du temps pour les femmes et les fiancées, ont certainement commencé à apparaître au début du 17ème siècle, quand les baleiniers furent contraints de quitter les côtes nord-américaines et norvégiennes pour la haute mer. Les voyages étaient longs, parfois de plusieurs années, avant que le bateau ne rejoigne son port d’attache.
Plusieurs semaines, voire des mois passaient entre les observations de baleines. Alors pour occuper leurs temps , les marins s'adonner au scrimshaw
Les dents en ivoire de cachalot étaientt le plus populaire pour les Scrimhanders, car ils étaient assez nombreux et petit pour être mis dans une poche d'un marin et comme ils n'avaient pas de valeur commerciale, le capitaine du navire les laissait aux marins
Les dent de cachalots avient des imperfections que les marins grattaient avec un couteau et poncaient avec de la peau de requin, la dernière étape et de les polir avec un chiffon.
Sur les navires baleiniers les Scrimshaw ont été fait avec le couteau de poche ou une aiguille à voile, le marin permettait de réduire ou de griffer une image sur la surface polie. Puis, périodiquement pendant le processus de gravure le marin frottait un pigment sur les coupures et les égratignures, car l'encre n'était pas facilement disponible, ils obtenaient le noir avec soit de la suie de la cheminée ou de la cuisinière du navires, soit ils broyaient la poudre à canon avec un peu d'huile de baleine , soit avec de l'encre de seiche ou calamar, ils frottaient le pigment sur les coupures et les éraflures et les images prennaient vie. Un large éventail de sujets ont été représentés sur les dents de baleine mais le plus commun sont des navires, sur lequel ils ont navigué et aussi le portrait de leur capitaine du navire, il y avait aussi des portraits de femmes ou fiancées qui attendaient leurs retours à la maison, toutes sortes de créatures marines, des sirènes et plus.
La production artistique
était large. Elle concernait le quotidien de la femme: couverts,
godets, roulettes à pâtisserie, articles de couture, parapluies et
corsets; le quotidien de l' homme: couteaux, épissoirs, aiguilles,
rasoirs, pipes, boites à tabac, jouets, objets de
culte...
Les
thèmes représentés étaient presque toujours issus du travail
quotidien et de la pêche. Ces histoires gravées ou sculptées sur
les différents supports racontaient avec naïveté parfois et brio
souvent la rencontre des harponneurs avec les mammifères
marins.
Un autre sujet hantait également
ces marins partis pour plusieurs années: les épisodes sentimentaux
qui géraient leur vie,à savoir les départs, les retrouvailles avec
les êtres chers; autant de scènes illustrant le romantisme propre à
l'inspiration de la mer.Donc, la richesse artistique des
scrimshaw propose un voyage onirique, historique, esthétique et
culturelle.
Ces hommes virils dévoilaient
ainsi, par l'éclosion des bouquets floraux, de dates, de prénoms,
de symboles en tout genre, leur besoin de graver toutes les
espérances et les rêves qu'ils avaient, bien loin de la douceur
familiale.Pour pallier à cette nostalgie,
certains baleiniers puisaient leur inspiration dans les thèmes
bibliques. Rappelons à ce titre que l'éducation et les capitaines
puritains alimentaient une forte croyance. On trouve ainsi le mythe
de l'Arche de Noé, de Jonas, si chers au coeur des
marins.
Le mot Scrimshaw se réfère à la forme d'art à la gravure, celui qui pratique le Scrimshaw est considéré comme un Scrimshander.
De nos jours, l’art du
scrimshaw a évolué, la nécessité de protéger les espèces menacées
par les excès de l’homme, a donné au support, compte tenu de
sa rareté, une autre dimension, et a poussé les artistes à
rechercher de nouveaux supports.
Néanmoins, la technique reste
sensiblement la même, si ce n’est que la peau de requin et la
cendre de bois ont été remplacées par le papier à poncer, pour
rendre la surface de travail lisse et brillante et l’aiguille
à voile a cédé la place à la pointe de tungstène et divers outils
empruntés... du cabinet dentaire.
Marée de Paradis : chanson des marins du pays de caux
J'ai trouvé cette vidéo sur you tube, elle explique très bien le scrimswhaw
Première partie du rostre d'espadon:
Le scrimshander
Deuxième partie du rostre d'espadon:
La pêche à la baleine
Troisième partie du rostre d'espadon:
Femme d'un marin
Quatrième partie du rostre d'espadon:
Baleine nageant avec dauphins et morses
Cinquième partie du rostre d'espadon:
Espadon
Dernière partie du rostre d'espadon
Je me suis au scrimshaw par hasard, je gardais des rostres d'espadon que je récupérais à la poissonnerie où je travaille.
J'admire les peintres et les sculpteurs, je ne sais pas dessiner, un jour j'ai commencé à graver et à sculpter sur un rostre d'espadon, le travail m'a plus, j'ai gravé tous les rostres secs que j'avais.
Le temps que les autres sèchent , je me suis amusé sur des coquilles d'huîtres et quant la saison des coquilles st jacques est arrivée, j'ai essayé de graver dessus depuis je suis devenu accroc.
Les coquilles font en moyenne 10 cm sur 10 cm.
Les rostres d'espadon sont gravés à la main et ponçés, certaint sont colorés à l'encre de chine.
Comme les rostres d'espadon, les coquilles st jacques et les huîtres sont également gravées à la main et colorées à l'encre de chine.
Je me suis renseigné sur le scrimshaw, ce sont des marins qui travaillaient sur des baleiniers ,pendant leur temps de repos gravaient soit des dents de cachalot ou des os de baleine.
Sachant que la mer n'est jamais calme,j'admire leurs oeuvres même si pour certain c'était un art naif.
Ne sachant pas trop dessiner, je me retrouve dans cet art.